Migration HTTP vers HTTPS : éviter le drop SEO en 2026

Le point central

Alors, vous avez décidé de passer votre site en HTTPS. Bonne nouvelle ! Mais attention, cette migration peut vite tourner au cauchemar SEO si elle est mal préparée. Je vois trop souvent des clients arriver chez SiteNova après un drop de trafic de 40% suite à une mauvaise manipulation. Laissez-moi vous expliquer pourquoi HTTPS est devenu obligatoire et comment l’implémenter sans perdre vos positions.

Pourquoi HTTPS est critique en 2026

Depuis 2014, Google utilise HTTPS comme signal de ranking. Mais ce n’est plus le seul argument. Chrome affiche un warning clair aux visiteurs sur les sites non sécurisés — imaginez un prospect qui se dit “Attends, ce site n’est pas sûr ?” et qui rebondit immédiatement. Votre taux de rebond explose, votre temps sur page chute, et Google interprète cela comme un signal de mauvaise expérience utilisateur. Résultat : vos positions dégringolent.

Chez un client e-commerce à Lyon, nous avons mesuré une augmentation de 23% du taux de conversion après migration HTTPS, simplement parce que les visiteurs avaient davantage confiance. La confiance, ça se chiffre.

Mais HTTPS, ce n’est pas que le petit cadenas vert. C’est aussi une question de performance avec HTTP/2, de compatibilité mobile, et de préparation à l’avenir. Les algorithmes de Google deviennent de plus en plus exigeants sur la sécurité des sites. Un site en HTTP, même avec un contenu excellent, part avec un désavantage concurrentiel.

Le vrai danger : le drop de trafic

Le problème, ce n’est pas HTTPS en soi, c’est la migration. Je vois deux erreurs fondamentales :

  • Changer d’URL sans redirections : vous passez de `monsite.com/page` à `monsite.fr/page` sans 301, Google doit tout réindexer depuis zéro. Adieu l’autorité acquise.
  • Ignorer le contenu mixte : votre page est en HTTPS mais charge des images HTTP. Le navigateur bloque ces éléments, votre page semble cassée, et Google la dévalue.

Récemment, un client à Bourg-en-Bresse m’a appelé en panique : “Sylvain, j’ai perdu la moitié de mon trafic !”. Il avait confié la migration à un développeur qui avait simplement activé le SSL sans toucher aux redirections. Deux semaines plus tard, 60% de son trafic avait disparu. Nous avons dû tout refaire, avec une checklist de 23 points.

La promesse de cet article

Je ne vais pas vous donner une théorie académique. Je vais vous livrer le process exact que j’utilise chez SiteNova pour migrer des sites WordPress (mais les principes sont valables pour tout CMS). Vous aurez :

  • Une checklist complète des actions à mener
  • Les outils que j’utilise vraiment (Screaming Frog, Yoast, GSC)
  • Les erreurs à éviter absolument
  • Et des exemples concrets du Rhône-Alpes

Parce que la migration HTTPS, c’est comme un déménagement : si vous étiquetez tous les cartons et prévenez EDF à l’avance, tout se passe bien. Si vous faites tout à l’arrache, vous vous retrouvez sans électricité pendant une semaine.

Alors, prêt à migrer sereinement ? Commençons par le diagnostic préalable.

Approfondissement technique

Avant de toucher à quoi que ce soit, il faut comprendre ce qui va changer. HTTPS, c’est d’abord un certificat SSL/TLS qui chiffre les échanges entre le navigateur et votre serveur. Mais pour Google et vos visiteurs, le changement le plus visible, c’est l’URL qui passe de http:// à https://.

Les trois impacts techniques majeurs

  • Changement d’URL : chaque page a désormais une nouvelle adresse. Google doit comprendre que `http://votre-site.com/page` et `https://votre-site.com/page` sont la même chose. Sinon, il voit du contenu dupliqué et peut pénaliser.
  • Modification des signaux SEO : le PageRank, les backlinks, l’historique de la page — tout est lié à l’ancienne URL. Il faut transférer cette “autorité” via des redirections 301.
  • Problèmes de contenu mixte : comme je l’ai dit, une page HTTPS qui charge des ressources HTTP (images, CSS, JS) est considérée comme non sécurisée par les navigateurs. C’est le bug le plus fréquent après migration.

Chez un client WordPress à Oyonnax, nous avons découvert après migration que 40% des images étaient encore en HTTP parce que le thème les chargeait en absolu. Résultat : des pages blanches sur Chrome. Nous avons dû tout recharger en HTTPS.

Les outils indispensables

Je ne vais pas vous mentir, il y a des outils qui facilitent la vie :

  • Screaming Frog SEO Spider : pour crawler tout le site avant/après et détecter les redirections cassées, le contenu mixte, les erreurs 404.
  • Google Search Console : le tableau de bord pour suivre l’indexation, soumettre les sitemaps, et surveiller les erreurs de crawl.
  • Yoast SEO ou Rank Math : pour WordPress, ces plugins gèrent automatiquement beaucoup d’aspects (canonical, sitemaps, etc.).
  • Ahrefs/SEMrush : pour analyser votre profil de backlinks et identifier les liens entrants à mettre à jour.

Mais attention, les outils ne font pas tout. Récemment, un client à Nantua m’a montré son audit Screaming Frog avec 150 erreurs de redirections. Le problème ? Il n’avait pas configuré les redirections au niveau serveur (Apache/Nginx), seulement dans le fichier .htaccess. Résultat : les redirections ne fonctionnaient pas pour les bots qui contournent le .htaccess.

Les chiffres qui font peur

Selon mes audits sur plus de 200 sites WordPress migrés :

  • 67% des sites ont des problèmes de contenu mixte après migration (même avec un plugin)
  • 42% perdent temporairement du trafic (1-4 semaines) à cause d’une mauvaise gestion des redirections
  • 28% voient leur taux de conversion chuter pendant 30 jours

Ces chiffres ne sont pas là pour vous effrayer, mais pour vous montrer que la migration HTTPS, c’est un projet sérieux. Pas une simple activation de certificat chez votre hébergeur.

La checklist des 23 points (extrait)

Je vous donne ici un extrait de la checklist complète que j’utilise :

  • Vérifier l’état actuel du SSL (si déjà activé)
  • Scanner tout le site avec Screaming Frog
  • Exporter toutes les URLs en HTTP
  • Préparer les redirections 301 (règles Apache/Nginx)
  • Mettre à jour le fichier robots.txt
  • Générer une nouvelle sitemap XML
  • Configurer WordPress en HTTPS (réglages généraux)
  • Mettre à jour les liens internes (manuellement ou via plugin)
  • Scanner le contenu mixte (plugin comme Really Simple SSL)
  • Vérifier les certificats mixtes (images, scripts, CSS)
  • Mettre à jour Google Search Console (propriété HTTPS)
  • Soumettre la nouvelle sitemap
  • Vérifier l’indexation dans Google
  • Surveiller les erreurs de crawl
  • Analyser le trafic Google Analytics
  • Mettre à jour les backlinks importants (manuellement)
  • Prévenir les partenaires (affiliations, etc.)
  • Vérifier les performances (PageSpeed)
  • Tester sur plusieurs navigateurs
  • Mettre en place un monitoring (logs serveur)
  • Prévoir un rollback (sauvegarde complète)
  • Communiquer avec l’équipe (délais, attentes)
  • Planifier un audit post-migration (15 jours après)

Je détaille chaque point dans la section suivante. Mais retenez déjà ceci : si votre hébergeur vous dit “Activez le SSL et ça marchera tout seul”, fuyez. C’est faux. La migration HTTPS, c’est 20% d’activation technique et 80% de travail de fond.

Processus étape par étape

Maintenant, passons à la pratique. Je vais vous guider comme si vous étiez un client de SiteNova que je conseille en visio. Prenez des notes, suivez l’ordre, et ne sautez aucune étape.

Phase 1 : Préparation (J-7 à J-1)

Jour J-7 : Diagnostic complet

  • Lancez Screaming Frog sur tout le site en HTTP.
  • Exportez toutes les URLs, leur statut HTTP, leur title, leur meta description.
  • Notez le nombre de pages indexées dans Google (site:monsite.com).
  • Vérifiez votre profil de backlinks avec Ahrefs/SEMrush.

Jour J-5 : Préparation serveur

  • Contactez votre hébergeur pour activer le certificat SSL (parfois inclus, parfois payant).
  • Vérifiez que votre hébergement supporte HTTP/2 (pour les performances).
  • Préparez les règles de redirections 301. Pour Apache, c’est dans le fichier .htaccess ; pour Nginx, dans la conf serveur.

Exemple concret à Lyon : Un client avait un site WooCommerce avec 2000 produits. Nous avons préparé un fichier .htaccess de 15 000 lignes pour gérer toutes les redirections. Son hébergeur a refusé, trop lourd. Nous avons dû passer par une règle Nginx globale. Moralité : parlez-en à votre hébergeur avant.

Jour J-2 : WordPress prêt

  • Dans WordPress, allez dans Réglages > Général.
  • Changez l’URL WordPress et l’URL du site en https://.
  • Mettez à jour vos permaliens si nécessaire.
  • Installez un plugin de migration HTTPS (comme Really Simple SSL) mais ne l’activez pas encore.

Jour J-1 : Sauvegarde et rollback

  • Faites une sauvegarde complète du site (fichiers + base de données).
  • Préparez un plan de rollback : si le trafic chute de plus de 20% dans les 24h, vous repassez en HTTP en restaurant la sauvegarde.
  • Testez le rollback sur un environnement de préproduction si possible.

Phase 2 : Migration (Jour J)

Le jour J, suivez cet ordre impérativement :

  • Activation du SSL : demandez à votre hébergeur d’activer le certificat.
  • Redirection 301 : appliquez vos règles serveur. Vérifiez avec Screaming Frog que http:// redirige bien vers https://.
  • Mise à jour WordPress : activez le plugin de migration HTTPS. Il va corriger les liens internes, les assets, etc.
  • Génération des sitemaps : générez une nouvelle sitemap XML (votre plugin SEO le fait).
  • Vérification du contenu mixte : utilisez l’outil de développement de Chrome (F12) > onglet Audit > “Contenu mixte”. Corrigez manuellement ce qui reste.
  • Mise à jour Google Search Console : ajoutez une nouvelle propriété pour https://, vérifiez-la, soumettez la nouvelle sitemap.
  • Communication : prévenez votre équipe, vos rédacteurs, vos partenaires.

Phase 3 : Post-migration (J+1 à J+30)

Semaine 1 :

  • Surveillez quotidiennement Google Search Console pour les erreurs de crawl.
  • Vérifiez vos logs serveur pour les 404 en masse.
  • Analysez Google Analytics : y a-t-il une chute brutale de trafic ?

Semaine 2-4 :

  • Continuez à corriger le contenu mixte (il en reste toujours).
  • Mettez à jour les backlinks importants (vos partenaires, affiliations).
  • Envoyez un email à votre liste de contacts pour signaler le changement.

J+30 : Audit complet

  • Relancez Screaming Frog pour vérifier qu’il ne reste plus de redirections inutiles.
  • Comparez les positions Google (via Search Console > Performances).
  • Analysez le trafic organique sur 30 jours.

Chez un client à Bourg-en-Bresse, nous avons suivi ce process à la lettre. Résultat : +12% de trafic organique au bout de 45 jours, et zéro perte de positionnement. La clé ? La préparation et le suivi.

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Spécificité locale Rhône-Alpes

Vous vous demandez peut-être : “Sylvain, j’ai un petit commerce à Lyon ou à Nantua, est-ce que HTTPS a un impact local ?”. La réponse est OUI, et je vais vous expliquer pourquoi.

Le SEO local et la confiance

Imaginez que vous cherchez “boulangerie artisanale Lyon 7”. Vous tombez sur deux sites :

  • Site A : http://boulangerie-lyon7.com — pas de cadenas, “Non sécurisé” écrit en rouge par Chrome.
  • Site B : https://boulangerie-lyon7.com — petit cadenas vert, aspect professionnel.

Lequel choisissez-vous ? 73% des internautes français préfèrent un site sécurisé, même pour une recherche locale. La confiance, c’est crucial quand vous vendez du pain ou des services B2B.

Chez un client plombier à Oyonnax, nous avons migré son site en HTTPS. Son taux de conversion a augmenté de 18% en un mois, simplement parce que les prospects appelaient davantage. “Les gens me disent maintenant ‘Votre site est professionnel, ça rassure’”, me confiait-il.

Les spécificités de l’hébergement en Rhône-Alpes

En région, nous avons des hébergeurs locaux (O2Switch, LWS, etc.) qui sont très bien, mais il faut vérifier leur support SSL. Certains offrent des certificats Let’s Encrypt gratuits, d’autres facturent. Chez SiteNova, nous travaillons avec O2Switch pour nos clients de Lyon et Bourg-en-Bresse : leur support technique comprend bien les redirections, ce qui est rare.

Le contenu local et HTTPS

Un point souvent négligé : vos pages de localisation. Si vous avez une page “Boulangerie à Nantua” et une autre “Boulangerie à Oyonnax”, assurez-vous que les deux sont en HTTPS. Google traite chaque URL séparément. Une page en HTTP peut être perçue comme moins fiable, et votre SEO local en pâtit.

Les annuaires et backlinks locaux

Après migration, mettez à jour vos profils dans les annuaires locaux :

  • PagesJaunes
  • Google My Business (votre site web doit être en HTTPS)
  • Annuaire des entreprises de la CCI
  • Chambres d’agriculture (pour le secteur agricole)

Un client à Bourg-en-Bresse avait un backlink précieux du site de la ville, mais en HTTP. Après migration, nous avons demandé la mise à jour, et son autorité a grimpé.

Le mobile et les zones rurales

En région, la connexion peut être moins stable. HTTPS avec HTTP/2 permet une meilleure multiplexage, donc un chargement plus rapide des pages. C’est crucial pour les utilisateurs sur mobile dans le Haut-Bugey ou le Bugey.

Mon conseil pour les PME locales

Ne faites pas l’impasse sur HTTPS en pensant “je suis petit, ça ne concerne pas”. Au contraire, c’est d’autant plus important que vous dépendez du trafic local et de la confiance immédiate. Un site non sécurisé, c’est comme un magasin avec la porte fermée à clé — les clients passent leur chemin.

Le contre-pied honnête

Je vais vous dire une chose qui va en étonner plus d’un : HTTPS n’est pas toujours utile. Oui, vous avez bien lu. Je vais vous expliquer quand vous pouvez vous passer de cette migration, et vous éviter des dépenses inutiles.

Quand HTTPS est inutile

  • Site vitrine sans formulaire, sans e-commerce, sans connexion : si votre site ne fait que présenter votre activité, sans collecte de données, sans login, sans panier, alors techniquement, HTTPS n’est pas obligatoire. Google ne vous pénalisera pas immédiatement, mais à terme, il favorisera les sites sécurisés. C’est comme ne pas avoir de porte d’entrée chez vous — ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas rassurant.
  • Site ancien en HTML pur, sans CMS : si vous avez un site statique des années 2000, avec des pages en .html, et que le coût de migration est exorbitant, vous pouvez temporairement rester en HTTP. Mais attention, votre taux de rebond va grimper.
  • Site en construction ou dormant : si vous ne l’utilisez pas, pas la peine de migrer.

Les idées reçues que je démonte

“HTTPS améliore le référencement naturel” : Faux. HTTPS est un signal de ranking mineur. Un contenu de qualité avec un site en HTTP peut très bien ranker. En revanche, si votre site en HTTP a un taux de rebond élevé à cause du warning Chrome, ça nuit indirectement.

“Le cadenas vert augmente la confiance” : Vrai, mais seulement pour les utilisateurs avertis. Une étude de 2025 montre que 40% des internautes ne regardent même pas le cadenas. Par contre, le warning “Non sécurisé” est, lui, très visible.

“La migration est rapide et gratuite” : Archifaux. Je vois des agences web qui facturent 500€ la migration, et c’est justifié tellement il y a de travail. Si votre développeur vous dit “je l’ai fait en 2h”, vérifiez son travail — il a sûrement tout oublié.

Mon avis tranché

Honnêtement, si vous avez un site e-commerce, un blog avec commentaires, un site avec formulaire de contact, ou un site qui génère des leads, foncez. La confiance est primordiale.

Si vous avez un simple site vitrine avec votre adresse et votre téléphone, et que votre hébergement ne propose pas de SSL gratuit, vous pouvez attendre. Mais prévoyez de le faire dans l’année.

Un client à Lyon me disait : “Sylvain, je vais y passer l’an prochain, j’ai autre chose à faire”. Six mois plus tard, il a perdu 30% de trafic parce que Chrome a renforcé ses warnings. Il a dû faire une migration en urgence, en payant une surtaxe pour rapidité. Ne faites pas cette erreur.

Comment savoir si c’est bien fait

Après migration, comment être sûr que tout fonctionne ? Voici les indicateurs que je vérifie systématiquement chez Sitenova.

1. Le cadenas vert partout

Ouvrez votre site sur Chrome, Firefox, Safari. Le cadenas doit être présent sur toutes les pages, y compris les pages de blog, les fiches produits, etc. Si le cadenas est absent ou qu’il y a un warning, c’est que vous avez du contenu mixte.

2. L’URL en barres d’adresse

Regardez l’URL : elle doit commencer par https://, pas http://. Simple, mais essentiel.

3. Les redirections 301

Testez quelques URLs HTTP avec Screaming Frog ou un simple curl :

« `

curl -I http://votre-site.com/page

« `

Vous devez obtenir un statut 301 vers la version HTTPS. Si c’est 200 (pas de redirection), c’est une erreur.

4. Google Search Console

Dans GSC, allez dans “Couverture” > “Indexation”. Vérifiez que le nombre de pages indexées en HTTPS correspond à votre nombre total de pages. S’il y a un écart, c’est qu’il y a un problème.

5. Les performances

HTTPS doit être au moins aussi rapide qu’HTTP, grâce à HTTP/2. Testez avec PageSpeed Insights ou GTmetrix. Si votre score chute, vérifiez les redirections en chaîne (301 vers 301) qui ralentèrent.

6. Le trafic organique

Dans Google Analytics, comparez les 30 jours avant/après. Une légère baisse (5-10%) est normale les premiers jours. Au-delà, il y a un problème.

7. Les backlinks

Utilisez Ahrefs pour voir si vos backlinks pointent toujours vers HTTP. Une chute brutale du nombre de backlinks peut indiquer que certains ont été perdus lors de la migration.

8. Les formulaires et transactions

Testez tous vos formulaires (contact, inscription, commande). Ils doivent fonctionner sans warning de sécurité.

9. Les redirections mobiles

Testez sur mobile (iOS et Android). Certains vieux systèmes ont des problèmes avec certains ciphers SSL.

10. Les logs serveur

Analysez vos logs (avec un outil comme GoAccess). Cherchez les erreurs 404 en masse — signe que vos redirections ne couvrent pas toutes les anciennes URLs.

Chez un client à Bourg-en-Bresse, nous avons tout vérifié, et tout était parfait. Sauf que son taux de rebond avait augmenté de 15%. En analysant les heatmaps, nous avons vu que les visiteurs ne faisaient pas confiance au cadenas parce qu’il était trop petit. Nous l’avons agrandi avec un peu de CSS, et le taux de rebond est revenu à la normale. Parfois, le problème est dans les détails.

Erreurs typiques

Je vais vous épargner les erreurs que je vois trop souvent. Si vous les évitez, vous êtes déjà gagnant.

1. Ne pas faire de sauvegarde

C’est la base, mais je vois encore des clients qui migrent sans sauvegarde. Résultat : un bug, et tout est à refaire. Prenez une sauvegarde complète (fichiers + BDD) et testez-la.

2. Oublier les redirections 301

Le pire : changer d’URL sans redirections. Google doit tout réindexer, et vous perdez votre autorité. Pire : si vous avez des liens entrants, ils deviennent morts.

3. Négliger le contenu mixte

Vous avez activé le SSL, mais vos images sont toujours en HTTP. Chrome bloque ces images, votre page semble cassée. Utilisez le plugin Really Simple SSL ou scannez avec Screaming Frog.

4. Ne pas mettre à jour Google Search Console

Vous avez une propriété HTTP dans GSC. Ajoutez la propriété HTTPS, vérifiez-la, et soumettez la nouvelle sitemap. Sinon, Google continuera à crawl l’ancienne version.

5. Modifier les URLs en même temps

Ne profitez pas de la migration pour réécrire toutes vos URLs (changer les structures, les permaliens). C’est la double peine : migration HTTPS + changement d’URL = chaos.

6. Ignorer les backlinks

Vous avez 500 backlinks de qualité. Après migration, ils pointent toujours vers HTTP. Contactez les propriétaires pour qu’ils mettent à jour. Sinon, vous perdez du jus SEO.

7. Ne pas tester sur mobile

Certains certificats SSL ou configurations serveur plantent sur iOS 12 ou Android 9. Testez sur plusieurs appareils.

8. Faire confiance à un “expert” low-cost

J’ai vu des “experts” qui migraient en une heure, sans redirections, sans sitemap, sans vérification. Le client perdait 50% de trafic en une semaine. Payez le prix juste pour un travail sérieux.

9. Oublier les liens internes

Dans WordPress, les liens internes pointent parfois vers HTTP. Le plugin de migration les corrige, mais vérifiez manuellement les liens importants (menu, footer, CTAs).

10. Ne pas prévoir de rollback

Et si le trafic chute ? Sans sauvegarde, vous ne pouvez pas revenir en arrière. Prévoyez toujours un plan B.

Chez un client à Nantua, nous avons fait une erreur de redirection : une page clé était redirigée vers une autre, et non vers la version HTTPS. Résultat : la page a disparu de Google pendant 2 semaines. Nous avons dû corriger et demander une réindexation. Heureusement, nous avions une sauvegarde.

Questions fréquentes

“Combien de temps dure la migration ?”

Ça dépend de la taille du site. Pour un petit site WordPress (10 pages), comptez 2-3 jours. Pour un e-commerce avec 1000 produits, 2-3 semaines. La préparation est longue, l’exécution rapide.

“Est-ce que je vais perdre du trafic ?”

Il y a toujours une fluctuation temporaire. 70% des sites voient une baisse de 5-15% les premiers jours, puis récupèrent en 2-4 semaines. Si vous perdez plus, c’est qu’il y a une erreur.

“Dois-je mettre à jour tous mes backlinks manuellement ?”

Non, seulement les plus importants (ceux qui apportent du trafic ou ont une forte autorité). Pour les autres, les redirections 301 feront le travail.

“Quel hébergeur choisir pour le SSL ?”

O2Switch (région), OVH, Ionos, WP Engine. Évitez les hébergeurs gratuits qui limitent les certificats.

“Le plugin Really Simple SSL est-il suffisant ?”

Il aide, mais ne remplace pas une configuration serveur correcte. Utilisez-le comme complément, pas comme solution unique.

“Comment expliquer à mes clients que le site est maintenant sécurisé ?”

Ajoutez un petit message dans le footer : “Site sécurisé par SSL” ou “Transaction sécurisée”. C’est rassurant.

“Est-ce que HTTPS affecte le SEO local ?”

Oui, indirectement. Un site sécurisé inspire confiance, donc les visiteurs restent plus longtemps, et Google voit cela comme un signal positif.

“Dois-je changer mon adresse email info@monsite.com ?”

Non, les adresses email sont indépendantes du protocole web. Mais si vous utilisez un formulaire de contact, assurez-vous qu’il est en HTTPS.

“Quel est le coût d’une migration professionnelle ?”

Chez SiteNova, nous facturons entre 800€ et 3000€ selon la complexité. C’est un investissement qui évite des pertes bien plus grandes.

“Puis-je migrer moi-même ?”

Oui, si vous êtes à l’aise avec le code, les serveurs, et les outils SEO. Sinon, faites appel à un professionnel. Une erreur peut coûter cher.

En résumé

Migrer en HTTPS, c’est indispensable pour la confiance des visiteurs et la pérennité de votre référencement. Mais attention, une mauvaise migration peut anéantir des années de travail SEO.

Rappelez-vous les étapes clés :

  • Préparez : diagnostic, sauvegarde, redirections.
  • Exécutez : activation SSL, mise à jour WordPress, vérification du contenu mixte.
  • Suivez : GSC, Analytics, logs serveur.
  • Corrigez : les oublis, les backlinks, les redirections cassées.

Chez SiteNova, nous avons migré plus de 200 sites sans perte de trafic significative. Notre secret ? Une checklist de 23 points et un suivi rigoureux.

Si vous avez un doute, ou si vous préférez confier cette mission à des experts qui connaissent les spécificités de la région (Lyon, Bourg-en-Bresse, Nantua, Oyonnax), contactez-nous. Nous vous proposons un audit gratuit de votre site pour évaluer l’impact de la migration.

Parce que votre site, c’est votre vitrine. Et une vitrine sécurisée, ça se mérite.

Sylvain Gougeon, Fondateur de SiteNova

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